dimanche 10 février 2008

Soirée surprise

Depuis vendredi, il fait super beau sur Nimègue. Je suis plutôt surpris car, comme vous le savez, Phil la marmotte a annoncé la semaine dernière qu'il y aurait encore 6 semaines d'hiver cette année. Comment ça vous ne connaissez pas Phil la marmotte! Mais la fameuse marmotte de "Un jour sans fin", celle qui habite dans un village au nom si facile à prononcer : "punxsutawney". Si vous ne le saviez pas, sachez que cette marmotte existe bel et bien et fait la pluie et le beau temps des journaux américains chaque année au début du mois de février (voir ici).
Donc, comme je le disais précédemment, il faisait beau ce vendredi mais je ne pouvais pas vraiment en profiter. D'une part John donnait deux conférences que je ne voulais pas louper et d'autre part c'était l'ouverture du CLSM l'après-midi.

John, c'est le fabulous John Ohala, toujours aussi en forme. Il a eu quelques blagues (peut pas s'en empêcher) et a fait des trucs dans son style. Dans la première, il a essayé de nous convaincre que les femmes portaient du mascara pour que par contraste leurs yeux aient l'air plus grand afin qu'il puisse ressembler à ceux des bébés. Pas très scientifique tout ça, mais j'ai bien aimé sa tirade sur les hommes et les femmes : "men are less valuable than women", tout ça pour d'obscures raisons de survie de l'espèce, bien qu'au fond je suis bien d'accord quand même (c'est Emmanuel qui va sauter au plafond en lisand ça, bien qu'il sache déjà à quoi s'attendre avec moi).
La deuxième conf de John était pour dire, en gros, que la phonologie théorique c'était de la bullshit et qu'il fallait faire de la "vrai" science donc ramener dans le droit chemin les étudiants brillants qui perdaient leur temps et leur neurones dans des bêtises. Après la conf du matin en partie sur la longueur des "eyelash", j'ai été moyennement convaincu mais bon en même temps j'ai encore un pied dans la phonologie formelle.

L'après-midi fut rude. Les ouvertures, que ce soit de bâtiment, de département ou de toute autre chose, sont souvent barbantes. Ce fut le cas aussi même si ça permet de faire la connaissance des autres membres du CLSM (Center for Language Studies - Max Planck). On a eu droit à un discours sur la politique locale qui ressemble furieusement à ce qu'on vit en France (en gros la dépréciation des humanités et la constitution de plus gros labo pour faire face à l'adversité) et aussi à des présentations des membres de cette nouvelle institution. Bien entendu, le tout s'est terminé par un pot et s'est continué au "cultuur café" du coin avec moult bières.
Moult bières, s'est vite dit, car dans mon cas, après avoir commandé ma troisième bière, une kriek (j'aime le goût cerise que voulez vous) et l'avoir à peine entamée, voilà ti pas que je reçois un coup de téléphone un peu stressé d'un gars du ping-pong, pardon du tennis de table, qui m'appelle pour me demander de jouer dans la demi-heure qui suit. Moi qui ne boit pas souvent d'alcool, je suis, j'avoue, un peu emmeché, mais je dit oui, en apprenant auparavant que l'un de mes collègues pongistes était tombé malade, et que s'il était si nerveux c'est qu'il avait essayé de me joindre toute l'après-midi, le pauvre. En effet, comme je suis un garçon éduqué, mon portable était éteint durant les conférences.

Je finis ma bière, d'un coup d'un seul et avec courage et surtout attention, j'enfourche ma petite gazelle pour aller me changer chez moi rapidement et manger une banane et du chocolat sur le pouce. Les effets de l'alcool se font sentir dans mon petit corps fragile. Et c'est pas faute de les avoir prévenu de mon état qu'il me voit arriver à la salle légèrement joyeux. Il me sorte même une "leffe" (les pongistes néerlandais on toujours des bières dans leur sacs, allez savoir pourquoi...)pour l'occasion mais avant je dois affronter un de mes adversaires. Finalement je m'en suis pas si mal sorti. Si j'ai bien perdu mon premier matche (en loupant pas mal de fois la balle, faut dire), les deux autres (où j'avais récupéré un peu de vivacité d'esprit et de corps), je les ai gagné, haut les cœurs. Et puis comme je vous l'avais annoncé, ici tout se termine comme ça, ça s'est terminé par une bière (encore...).

Le lendemain, en me souvenant de ces matchs, je me suis rappelé d'un film de Jean-Claude Van Damme (Kickboxeur, on a les références qu'on peut...) ou dans un état avancé d'ébriété, il se fait plusieurs types dans un bar en réalisant d'ailleurs un de ces mouvements favoris, un grand écart facial). Je me suis dit en y repensant et avec ma nouvelle expérience acquise : "franchement, Van Damme, c'est que du cinéma, c'est vraiment juste pour rire" (vous pouvez voir, si vous êtes vraiment curieux, l'extrait ici, on peut d'ailleurs y constater son talent pour la danse même bourré).
Tout ça pour dire que le Kung Fu ça se pratique sans alcool pour avoir de meilleurs réflexes, même si on peut manger plein de chocolat avant. Pour ça, mon maître absolu reste Kung Fu Panda dont la renommée est tel que les grands studios de Hollywood, toujours attirés par les grandes aventures véridiques, vont lui dédier un film qui sortira en juin. Vous pouvez en visionner la bande annonce ci-dessous, et comme le dit mon grand ami panda mystique : "he's got the belly for battle..."

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