"If you stay on one place long enough, you become that place"
Je crois que je tire cette phrase d'un Rocky mais après tout peu importe, d'autres ont du dire ça avant lui sous une forme ou une autre. L'important c'est qu'elle résume ma pensée du jour. Pour les chagrinés, eh oui, on trouve parfois des tout petits morceaux de profondeur dans Rocky même si c'est pas forcément pour ça qu'on regarde ce genre de film...
En fait, j'ai pensé à cette phrase quand j'ai vu la photo ci-dessous où figure une partie de l'équipe du CLS-M, l'institution à laquelle je suis affilié. On y distingue d'ailleurs Francisco le bel andalou et Kevin le professeur canadien en "sabbatical" (saurez-vous les reconnaitre?), en plus d'un thésard néerlandais pongiste qui se prénomme Marco.

Pourquoi cette photo m'a-t-elle fait penser à cette phrase. Tout simplement car elle m'a rappelé des photos similaires mais dans d'autres lieux et dans d'autres temps. Elle a fait renaitre l'espace d'un instant un passé révolu mais dont les traces sont facilement repérables chez moi si on sait tendre l'oreille. Mes enflammades pour le Brésil, ma défense de la beauté sauvage de Terre Neuve, mes références à l'histoire du Portugal ou enfin ma description de Lyon quand je suis à l'étranger. Attaquer ces lieux, les critiquer, c'est un peu attaquer ma personne car je suis un peu devenu ces lieux, ou plutôt ces lieux continuent de me hanter.
Cette photo me pose alors la question de savoir si j'ai encore de la place en moi pour accueillir un nouveau lieu, un nouveau pays. En tout cas c'est pas la musique des Pays-Bas qui va me faciliter la tâche, mais plus surement le fromage et les vélos. En tout cas je vous tiendrais au courant si ça arrive, ou peut être que c'est vous qui m'en ferez la remarque quand au détour d'une phrase je me mettrai à faire l'éloge de la qualité de vie des néerlandais (non sans avoir critiqué leur administration auparavant).
Pour rester dans la nostalgie je ne pouvais faire autrement que de terminer sur un fado qui me fait toujours quelque chose à chaque fois que je l'écoute. Il s'agit de "Oh gente da minha terra" (oh peuple de mon pays) chanté par Mariza la star du fado contemporain (qui elle même de par sa personne est une ode au metissage). J'espère que cette chanson vous fera autant d'effet qu'à moi. Attention préparez vos mouchoirs...
Cette photo me pose alors la question de savoir si j'ai encore de la place en moi pour accueillir un nouveau lieu, un nouveau pays. En tout cas c'est pas la musique des Pays-Bas qui va me faciliter la tâche, mais plus surement le fromage et les vélos. En tout cas je vous tiendrais au courant si ça arrive, ou peut être que c'est vous qui m'en ferez la remarque quand au détour d'une phrase je me mettrai à faire l'éloge de la qualité de vie des néerlandais (non sans avoir critiqué leur administration auparavant).
Pour rester dans la nostalgie je ne pouvais faire autrement que de terminer sur un fado qui me fait toujours quelque chose à chaque fois que je l'écoute. Il s'agit de "Oh gente da minha terra" (oh peuple de mon pays) chanté par Mariza la star du fado contemporain (qui elle même de par sa personne est une ode au metissage). J'espère que cette chanson vous fera autant d'effet qu'à moi. Attention préparez vos mouchoirs...
Ó genta da minha terra (Oh peuple de mon pays)
Agora é que eu percebi (Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai compris)
Esta tristeza que trago (Que la tristesse que je porte en moi)
Foi de vós que a recebi (C'est de vous que je l'ai reçu)
Agora é que eu percebi (Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai compris)
Esta tristeza que trago (Que la tristesse que je porte en moi)
Foi de vós que a recebi (C'est de vous que je l'ai reçu)

