dimanche 13 juillet 2008

La célébrité, cette inconnue...

Avant de rentrer dans le vif du sujet, après avoir écrit mon dernier billet sur l'organisation sans faille de nos amis néerlandais, j'ai lu cette petite information qui m'a fait sourire et qui aurait pu également illustrer ma pensée (lire ici). Bien sur me direz vous, tout ceci est bien subjectif et je n'ai point de statistiques sur lesquelles appuyées mon argumentation mais au moins cessera-t-on de geindre nous pauvre français en nous comparant à ces valeureux peuples du nord (l'Allemagne est à part car elle est exceptionnelle).
Trêve de blabla, venons-en à nos blancs moutons qui déambulent de ci de là dans nos belles campagnes françaises où la gaité des prémisses de l'été va bientôt faire place à l'irrésistible indolence d'une chaleur estival toujours au rendez-vous. Parlez pour vous nobles frères (z'et soeurs) car ici, dans ma plate contrée, les jours se suivent et toujours il pleuviote. la chaleur n'est qu'un frêle espoir au creux de l'après-midi quand le soleil nous tire la langue avant de partir en courant. Le pleutre! Le vilain!

Nimègue sous sans la pluie

Enfin, je ne vais pas me plaindre car ce sont surtout les centaines de milliers de personnes (voir le million) qui seront à Nimègue cette semaine qui vont être un peu déçu. Pourquoi tant de personnes à Nimègue, ville finalement assez méconnu par chez nous en France. Ben justement parce que c'est le lieu d'un évènement mondialement célèbre : "De Vierdaagse" (à prononcer : firdarseu), appelé en bon français : "la marche de quatre jours de Nimègue". On dirait pas comme ça mais dixit wikipedia, c'est la plus grande manifestation de marche du monde. Mondialement célèbre, je vous le disais. Déjà des hordes de touristes ont envahi la ville et s'apprêtent à bouffer du glaïeul jusqu'à plus soif la bière aux lèvres (le glaïeul est le symbole de la marche, la vie est bien faite puisque c'est sa période de floraison).
Mais attention, ici, on est des gentils, il n'y a pas de chronomètre ou de juge pour vérifier que vous ne courrez pas. Non, non, rien de tout cela. La seule règle est très simple : tout le monde gagne une médaille du moment qu'il a participé (comme ça, ça fait un problème d'organisation en moins pour les néerlandais...). Comme je sais qu'il y a des chances que vous ne me croyez pas, vu que vous n'avez sans doute jamais entendu parlé de cet évènement mondial où tout le monde gagne, voici le lien ici avec toutes les explications qu'il vous faut pour vous convaincre, enfin j'espère. Il y a même la photo de la médaille. Comme la médaille n'est pas en chocolat (j'ai vérifié), je ne participe pas, faut pas abuser non plus : pas de chocolat, pas de grands ni de petits pas.

Comme la semaine prochaine, je vais faire un petit tour en Belgique, et que ça ressemble pas mal aux Pays-Bas, je vous mets la description poétique et désabusée que donne Jacques Brel de ce plat pays qui est le sien avec beaucoup plus de talent que votre humble serviteur. Écoutez bien les paroles, car derrière la tristesse de la musique, on sent poindre l'ironie (et c'est tellement bien vu...).



dimanche 6 juillet 2008

Mission cinéma

Il faisait très chaud ce mercredi en fin d'après-midi. Enfin, il avait fait très chaud toute la journée et c'est pour ça que Kevin est venu me proposer d'aller au cinéma pour se reposer un peu de cette chaleur. Il n'y a pas beaucoup de cinés à Nijmegen, il n'y avait donc pas beaucoup de choix. Du coup, on a tiré à pile ou face pour savoir lequel des deux films qui nous intéressaient on allait aller voir. C'est tomber sur Kung Fu Panda. Je tiens à préciser que ce n'est pas moi qui ai jeté la pièce, ni même qui l'ai rattrapé. Aucune suspicion ne doit entacher ce choix du destin.
Comme le film est annoncé à 19h45 sur le site internet de la salle de cinéma (le Carolus), on décide de filer de suite pour manger un bout avant de prendre nos places (comme ici tout ferme très tôt, il vaut mieux prendre ces précautions). On arrive devant le cinéma juste 5 minutes en retard, c'est que ça prend du temps de manger des frites avec de la sauce ketchup-curry, surtout qu'il faut se laver les doigts après. On s'est donc dépêché pour pas être encore plus en retard qu'on l'était. Tout ça pour s'entendre dire que le film avait déjà débuté il y a une demi heure. Ce que j'aime chez les néerlandais c'est leur organisation. Au moins je suis pas dépaysé. Ils avaient indiqué le mauvais horaire sur le site Internet, ils ont donc perdu deux clients.
Kevin et moi, on opte donc pour le deuxième film qui devait débuter à 20h15. Heureusement, comme le centre de Nijmegen est très petit, on y est en 5 minutes à vélo, le temps pour que Kevin me raconte sa dernière aventure dû à la merveilleuse organisation néerlandaise. Il voulait acheter un billet de train pour Paris. Sur le site Internet, il n'arrive pas à les réserver après une bagarre pour obtenir les bons horaires et les bons tarifs. De guerre las, il décide d'aller à la gare de Nijmegen pour les acheter. Le site Internet indiquait en effet que les billets internationaux pouvaient être achetés dans une gare moyenne ou grande. Sachant que Nijmegen est la 10ème ville la plus peuplée des Pays-Bas, il se dit que ça va le faire. Ben en fait non, il a fallu qu'il aille à Arnhem, la 14ème ville la plus peuplée des Pays Bas pour avoir ses billets. En plus de défier la logique, Kevin se demandait pourquoi sur le site Internet, il n'avait pas mis la liste des gares qui vendent les billets internationaux car apparemment si ça fait 7 ou 8 gares à lister dans tous le pays, c'est pas énorme et le mettre sur Internet encore moins.
Finalement on arrive au Lux Cinema. Ici les horaires sont bons et on peut prendre nos billets mais pas de M&M's car la machine ne fonctionne plus. On doit ressortir de la salle où on prend les billets car les salles sont éparpillées dans les bâtiments autour. On suit ce que la dame nous a dit. On traverse une allée et on entre dans le bâtiment en face à droite dans l'angle. C'est un bar! On se regarde avec Kevin, mais plus rapide que moi, il me montre au fond de la salle une petite porte qui n'est pas celle des toilettes avec un gars devant. On a trouvé notre salle. Je découvre que cette manie de mettre des bars partout n'est pas uniquement liée aux salles de ping pong.

Le cinema Lux, trois petites salles qui se courent après...

On entre enfin, dans une toute petite salle qui vaut celle du cinéma "la fourmi" à Lyon. En nous comptant on est 4 dans la salle, c'est un bon signe. Kevin se retourne vers moi pour me demander si je pourrais lui traduire des trucs au cas où il n'y aurait pas de sous-titre en anglais. En effet, il s'agit d'un film brésilien : "Tropa de Elite". Soulagement, les sous-titres sont à la fois en néerlandais et en anglais. Le film est très dur, un peu comme "la cité de dieu" mais du point de vue des policiers (c'est l'adaptation d'un bouquin écrit par des policiers). Il sortira en septembre en France, si vous avez l'estomac bien accroché, je vous le conseille. Il a d'ailleurs obtenu l'ours d'or au dernier festival du film de Berlin.
Nous sortons de la salle un peu secoué. Il pleut. Du coup on est tout rafraichi sur notre vélo. Heureusement car dans ce cinéma, on se serait presque cru à Rio. Il n'y avait pas la clim...

Plus d'infos sur ce film