samedi 29 mars 2008

El Fish!!!

Ces deux dernières semaines, j'ai commencé à faire passer l'expérience qu'on a monté avec Nathalie sur l'influence de traits "phonétiques" comme le voisement sur une tâche de lecture. Pour ceusse qui n'ont jamais assisté à un cours de phonétique ou de phonologie, une consonne est voisée quand les cordes vocales vibrent et non voisée quand elles ne vibrent pas. Pour donner un exemple, le voisement est la seule différence qui existe entre un "p" et un "b". Les cordes vocales vibrent uniquement pour le "b" tous les autres gestes effectués pour la réalisation du "b" l'étant aussi pour le "p". Cette expérience est une extension de celle que l'on avait fait l'été 2007 dont certains d'entre vous ont été les cobayes, et je les en remercie encore.

Montée une expérience similaire pour le néerlandais, n'est pas une tâche aussi simple qu'on pourrait se l'imaginer. Tout d'abord, on ne peut pas utiliser les mêmes consonnes pour créer la liste de mots car certaines consonnes existantes en français ne le sont pas en néerlandais (et vice-versa). Ainsi le "g" n'existe pas en néerlandais ainsi que les sons comme "ch" dans chat ou "j" dans joue. Il a donc fallu faire avec. Qui plus est, le néerlandais n'est pas aussi uniformisé que le français, et malgré un petit territoire, de nombreuses variantes locales existent. Par exemple, dans certaines, on peut entendre parfois un "ch" justement, dans d'autres, on ne peut faire la distinction entre un "f" et un "v" et parfois même entre un "s" et un "z". Tout ça est bien compliqué et pour repérer qu'elles sont les consonnes qu'utilisent mes sujets néerlandais, on a écrit un petit texte ridicule avec Marco van de Veen mon voisin de bureau. Un texte qui décrit une balade sur la plage avec un soleil couchant. On se croirait presque dans les feux de l'amour ou dans un clip de Glenn Medeiros (ici un de ses clips en version espagnol). Je peux vous dire qu'en l'écrivant on a bien rigolé.

En attendant que Paula demande à ses étudiants de passer l'expérience, tel le "hunter" né que je suis, j'alpague toute personne à l'air pays-basesque qui passe à proximité de mon bureau pour essayer de lui faire passer l'xp (je sais en disant xp pour expérience je me la joue, mais faut dire que c'est tellement plus simple). Pour ça j'ai deux secrets. Le premier c'est que je ne fais pas peur. J'ai du me résoudre à cette affreuse constatation car depuis que je suis tout petit, je n'arrive pas à faire peur à quelqu'un, même quand j'essayais d'élaborer des blagues sophistiquées style se cacher derrière la porte sombre au fond du couloir et crier "BOUH" dès qu'une personne passait à proximité. Ça a toujours lamentablement foiré, vu qu'au lieu d'avoir peur la supposée victime se mettait à bien rigoler (Caroline peut en témoigner). Le deuxième secret, c'est que j'ai dans mes tiroirs secrets, du bon chocolat comme ils aiment et ça je dois dire qu'il y en a peu qui résiste et de toute façon ceux qui résistent à l'appel du chocolat ne méritent pas de passer l'expérience, foi de Christophe, non mais!

Donc du coup, la plupart de mes voisins de bureau y sont passés et pour certains (les meilleurs) sont revenus juste pour avoir du rab de chocolat. Il se trouve que j'ai découvert dans un de ces bureaux, un aquarium (imaginer un aquarium dans un des bureaux de DDL...). Du coup, je fais la remarque : "Tiens c'est marrant ça vous avez un aquarium". Ben oui qu'on me dit, même que c'est un poisson rouge sympa. Tellement sympa qu'on l'a appelé El Fish. C'est un jeux de mot avec le chanteur. Moi : Je ne connais pas bien les chanteurs néerlandais vous savez, alors El Fish ça ne me dit rien. Elle : Mais si Mais si, il est super connu et en plus il est pas néerlandais. Moi incrédule : un chanteur international hyper connu qui s'appelle El Fish, franchement je vois pas, pourtant je suis quelqu'un qui s'intéresse à la musique d'habitude. Elle : impossible que tu ne connaisses pas, il a fait un super succès dans les années 70, il montait sur scène avec une cape blanche. C'est une îcone aux USA.... Et là "POUF" la vision, ma voisine était de Groningen avec un parler bien spécial et tous les éléments du puzzle se sont mis en place d'un coup. Elle parlait de Elvis et pour elle "El Fish" et "Elvis" se prononce de la même façon, d'où la blague...
Soulagée que j'ai enfin compris le jeu de mot et surtout que je connaisse Elvis (car à part vivre sur Mars, elle voit pas comment il pourrait en être autrement), elle passa finalement l'xp et eu droit à son chocolat. Et pour ma part, j'ai eu droit à une tasse chocomel vu qu'elle en avait déjà une autre, et ça c'est la classe. Imaginez vous une tasse "CHOCOMEL", vous en avez rêvé et ben c'est moi qui l'ai.

Pour illustrer ce petit moment assez comique (du moins pour moi) de compréhension entre les langues, la vidéo d'aujourd'hui ne pouvait manquer d'être dédiée à Elvis. Dans cette chanson, il ne veut pas être un tigre, il ne veut pas être un lion, il veut tout simplement être son "Teddy Bear". À noter la foule qui se déhanche comme des oufs sur leur siège...

vendredi 21 mars 2008

Soirée brésilienne

La semaine dernière, je me suis amusé à aller à une soirée brésilienne. Oui messieurs dames, une soirée brésilienne à Nimègue, plus précisément au Café Trianon. Je ne pouvais donc décemment pas louper une soirée brésilienne aux Pays-Bas dans un café français, eh non. Le programme annonçait du "Forró", une danse bien populaire au Brésil, du "Batuque", en gros des percussions brésiliennes, une démonstration de "Maculêlê", une danse folklorique et une démonstration de capoeira par l'école Ibeca. Programme que je trouvais assez alléchant pour enfourcher mon vélo et aller jusqu'au centre-ville ou se trouve le fameux café Trianon. Bien sur, avant j'avais essayé de convaincre Paco, sa copine brésilienne Carol et d'autres de venir avec moi, mais faut croire que le Brésil ça ne parle qu'à mon petit "coração" de canadien "wanabee". J'y allais donc en solitaire avec mon look d'aventurier (traduction : pas rasé depuis 5 jours). Je sus trouver le Trianon assez rapidement, j'étais assez fier de moi sur ce coup là, car je n'avais pas imprimé une quelconque carte pour m'aider et la nuit c'est pas facile de repérer les noms des rues sur son vélo gazelle. Je rentre dans l'établissement. Je comprends assez vite qu'il y a une salle derrière qui est la salle où auront lieu les festivités car pour l'instant je n'ai en face de moi qu'un simple bar avec des tables et des chaises de partout. Je vais donc derrière par la porte du fond, une caissière m'attend pour que je paye mon entrée et voilà j'y suis. La salle n'est pas encore pleine, c'est encore un peu tôt, mais il y a quelques brésiliens, surement en partie les organisateurs. Je goute leur accent avec plaisir et une bière à la main. Cinq minutes après mon entrée, un black vient vers moi et me demande d'un coup en portugais : "dis moi, tu serais pas portugais par hasard?". Moi, je suis sur le derrière, comment peut-il savoir que je suis portugais. En général en France, on me prend pour tout sauf pour un portugais. En fait, je devais apprendre plus tard que ce guinéen avait vécu au Portugal pas mal d'année, donc les têtes de portugais ça le connaissait. Après cette étrange rencontre, on a eu le droit aux démonstrations. Ce fut un moment sympa et surtout impressionnant. J'avais réussi à me placer au premier rang et voir les machettes faire des étincelles ou voir le pied du capoeiriste passé près de sa petite tête, ça impressionne. Malheureusement, le batuque a du être annulé après les premiers tam tam. Parait que ça faisait trop de bruit pour le voisinage (s'était seulement 21h30 à ce moment là, mais les néerlandais sont des couche-tôt). Ensuite, ce fut Forró. Les brésiliens étaient bien sûr sur la piste, mais par contre néerlandais et néerlandaises continuaient à siroter leur bière tranquillement. Je trouvais ça dommage, d'autant plus que les brésiliens dansaient avec tout le monde danseur avancé comme débutant... M'enfin, je me fais petit à petit à cet esprit, calme et apaisé pour qui les magasins doivent fermer à 18h pour pouvoir prendre rapidement son repas du soir. Je m'arrêterai là sur la soirée car après le Forró, ils ont passé de la musique de radio, je me suis donc éclipsé non sans rencontrer au passage une ancienne étudiante hong-kongaise que j'avais connu à Terre-Neuve. Était-ce un signe, comme le CD de la BO du film "Terre-Neuve" que j'ai acheté juste après mon audition sur Paris pour 3 francs six sous ?

Pour finir, comme je sais que vous n'êtes pas forcément familier avec toutes les danses qui existent au Brésil. Voici dans cette vidéo de quoi apprendre les quelques pas de bases du Forró. Ne dansez pas trop dans vos bureaux, ça risquerait de se voir...

dimanche 16 mars 2008

Voyages et présentation

Oui, je sais ça fait longtemps que je n'ai pas écrit mais j'avais une excuse, j'ai pas mal utilisé le train ces derniers temps. Je suis donc allé, avec Nathalie, en Bavière pour une présentation. Moi qui ne connaissais pas l'Allemagne, ce fut un choc car c'est un pays merveilleux quoi qu'en disent les médisants. Tout est impeccable, carré, pensé sans compter que la ville où nous étions nous plongeait en plein haut moyen-âge. Que demandez de plus? Ben rien et pourtant on eu droit à plus, allemands souriants, repas très bons pour un prix modique et spécialités culinaires. Je ne m'étendrai pas sur la carpe délicieuse ou sur les "Wurst" de la région, par contre je ne peux m'empêcher d'écrire une petite bafouille sur la bière fumée ou "Rauchbier".



Cette "Rauchbier" sent le "jamon" pour de vrai, ça en a même presque le goût, alors imaginez donc un "jamon" bien puissant à boire et ça vous donnera une vague idée. En gros, j'ai pas trop apprécié. Déjà que les trucs qui me font penser à l'Espagne, bof bof, mais là, fumée de la bière c'est un peu "too much" pour moi. Pas que pour moi d'ailleurs. Méchant que je suis, j'en avais rapporté une bouteille à Valérie qui a pu apprécier à sa juste valeur cet étrange breuvage. Heureusement que j'avais pensé à d'autres petits souvenirs sinon j'aurai eu le droit à une mauvaise note.

Les voyages forment la jeunesse et nous emplissent la mémoire de souvenirs. Je peux vous assurer que notre retour restera gravé dans nos mémoires à Nathalie et moi. Ce fut épique mais nous avons su garder notre sang froid devant l'adversité, bravant les éléments grâce à la puissance de notre voiture italienne (et dire que je me gaussais auparavant du penchant de certains pour les fiat, promis je le ferai plus...). Nous avons pu traverser cet épreuve sain et sauf. En réalité pas tout à fait sain, car un voyageur supplémentaire est venu ce rajouter à ce voyage. Et ce méchant virus s'est même tapé le luxe de squatter chez nous encore une petite semaine, le vilain. Encore un cadeau, que j'ai malencontreusement offert à Valérie. Heureusement qu'elle est compréhensive.

Après Bamberg, je suis retourné sur Nimègue, pour repartir dans la foulée à Paris où s'est déroulé mon audition CNRS. Je n'ai pas tout à fait eu le même type d'aventure. Autant pour Bamberg, j'étais calme et plutôt rassuré (avoir un collègue avec soi ça aide pas mal à diviser le stress en deux), autant à Paris, ce fut le "speed" jusqu'à l'audition, puis tout s'est détendu d'un coup comme l'élastique d'un caleçon kangourou qui pète. Je vous rassure ça c'est plutôt bien passé. Je redoutais beaucoup ce passage après ma présentation que j'avais jugé catastrophique la veille devant un comité de soutien réduit mais extrêmement efficace. Je les en remercie car en plus de leurs excellents conseils, je n'ai eu droit qu'à du stress positif. Peut-être qu'après l'affichage des résultats je reviendrai sur l'audition plus en détail. Pour l'instant, même si je ne suis pas superstitieux, je préfère garder un peu tout ça par devers moi.

Pour ne pas vous laisser sur votre faim et illustrer un peu de quoi on peut rêver avant une présentation (en gros se faire bouffer vivant par un jury cannibale), je vous livre ici une petite vidéo qui vous rappellera surement un clip très très célèbre de Michel fils de Jacques. Amusez-vous bien...