samedi 3 mai 2008

La quadrature du corso fleuri (partie 1)

Le week-end dernier, nous sommes retournés Valérie et moi à Leiden (Leyde) mais cette fois-ci pour faire une petite balade à vélo parmi les champs de fleurs nombreux et colorés de la région. On était parti assez tôt car il faut deux heures de train pour se rendre à Leiden à partir de Nijmegen (Nimègue) et nous étions bien disposés car contrairement à la dernière fois, la météo annonçait grand soleil. Malgré tout le matin en nous levant, on avait vérifié par nous même en ouvrant les rideaux. Tout semblait donc concourir à une merveilleuse journée passée à déambuler à travers les fleurs aux milles couleurs. En arrivant sur Leiden, on découvre une queue monstrueuse pour prendre le bus pour Keukenhof alors que quand nous l'avions attendu la dernière fois, on était trois pelés et un tondu (faut dire qu'il faisait mauvais aussi). On se dit qu'on a trop eu de la chance d'y être déjà allé. Et quand je dis monstrueuse, c'est un peu comme la queue à Disneyland Paris un week-end d'été pour faire le space mountain sauf que là c'est pour prendre le bus. Comme nous on s'en fichait un peu du bus, faut bien le dire, on se dirige vers le loueur de vélo en se disant que les gens qui attendent feraient mieux de faire comme nous vu le temps qu'ils vont attendre. Sauf qu'arriver au loueur de vélo, on apprend qu'y a plus de vélo du tout. Tout loué qu'on nous dit. Alors on est bien embêté ma foi.

Talentueux double rail d'acier, farci de fleurs avec étamine et pistil, sur miroir de gravier concassé
(légende alternative : Attente dans la gare de Leiden)

Heureusement, on a toujours un plan B quand tout va mal, comme tout les bons routards de la planète, on est pas des moutons (ou des boeufs ou des poulets pour le bus, à vous de choisir la métaphore animale qui vous convient le mieux). On se dit qu'en allant à Haarlem qui est à une trentaine de kilomètres au nord (NdA : les champs de fleurs se situe entre Haarlem et Leiden), on est à la même distance pour les champs de fleurs mais peut-être que là-bas, il leur reste des montures, euh je veux dire des gazelles ou n'importe quel autre vélo, on n'est pas bégueule.

L'avantage de prendre le train pour Haarlem est double, d'une part on voit les champs de fleurs du train pénard, tranquillou mon loulou, une sorte de preview grandeur nature, et d'autre part on comprend plus ou moins pourquoi il y avait tant de gens aujourd'hui à attendre le bus à Leiden. Tout au long de la route, en effet, on voit des gens s'installer comme pour assister à un défilé et là ça fait bingo dans nos têtes : le fameux corso fleuri va avoir lieu aujourd'hui. Du coup on a un peu peur qu'à Haarlem on ait plus de vélo non plus, alors on serre les fesses et on croise les doigts (l'inverse étant beaucoup plus difficile me direz-vous).

Où on ne voit pas le loueur de vélo de la gare de Haarlem situé sur la droite

On a de la veine, il en restait. Oh pas beaucoup, juste deux. Du coup, on se retrouve avec des flèches. Pas de vitesse et des freins à la néerlandaise. Valérie doit s'habituer à cette nouvelle façon de freiner et c'est vrai que c'est toujours spécial au départ de rétropédaler pour freiner. Une fois les vélos en main et le test effectué, c'est parti mon kiki mais il est déjà presque midi. On choisi donc de faire un petit détour par la plage à 5 km histoire de manger en face de la mer. 5 km à vélo c'est rapidement fait comme dirait l'autre, et c'est là que l'aventure commence avec comme d'habitude plein de rebondissements et d'imprévus.

La suite au prochain épisode...

En attendant voilà de quoi vous faire patienter. Je l'ai vu chanter cette chanson au jazz à Vienne et il a mis le feu avec. Si ça met pas le feu ça fait au moins bouger un peu du popotin, vous ne trouvez pas?

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