dimanche 4 mai 2008

La quadrature du corso fleuri (partie 2)

On se dirigeait donc vers la plage, l'estomac emballé par l'occasion et traversant tout d'abord un quartier résidentiel façon Cabourg, avec de très jolis pied-à-terre, mais sans les jeunes filles en fleurs qui devaient déjà être à table vu l'horaire. Puis avant la plage, un paysage landesque fait de dunes et d'arbres décharnés sous un soleil de plomb que le vent nous rend plus léger voir imperceptible. Et au milieu de ce parc naturel ou devrais-je dire de ces parcs naturels (un au sud de la route et un au nord de la route est-ouest que nous empruntons), un bon vieux camping très très bien situé.

Est-ce les dernières dunes à passer avant de manger de voir la mer?

Enfin, nous arrivons sur la plage. Y a des petites baraques à poissons frits, des vendeurs de glace et surtout plein de banc pile poil en face de la mer où l'on peut s'installer tranquillement pour une pause déjeuner bien mérité (et une petite glace à la fin aussi pour l'énergie...). Le soleil tape toujours, il doit être entre 12h30 et 13h, on a le temps de prendre le temps et d'en profiter. On décide de passer par le parc de dunes du sud où il existe une petite route rien que pour les vélos qui le traverse du nord au sud. Après la glace, on relève nos manches et ont remonte sur nos fidèles deux roues. Au milieu des dunes, on ne sent pas le vent du large, mais un vent qui a su se réchauffer au pied de ces mêmes dunes. Et puis les dunes ça monte et ça descent, ça donne chaud et ça fatigue alors on fait quand même quelques pauses, il doit être 14h environ. Après les dunes, on traverse une forêt et nous voilà arrivé. Apparemment on est pas les seuls, déjà des touristes (qui parlent le portugais du Brésil) photographient le premier beau champs de fleurs qu'on rencontre. Le tout c'est de savoir être patient pour prendre la photo sans les touristes, heureusement on est pas à Notre Dame ce qui nous facilite la tâche.

Vélos d'affreux touristes arrivés avant nous, heureusement ils étaient brésiliens...

Bon, je ne peux décemment pas vous mettre la soixantaine de photos de champs de fleurs qu'on a prise comme ça sur le blog, vous risqueriez l'indigestion. Mais sachez que derrière les images, il y avait aussi l'odeur si forte et entêtante qu'on aurait cru qu'ils avaient aspergé les fleurs de désodorisant spécial fleurs de printemps. On a donc photographié les tulipes rouges, les tulipes jaunes, les tulipes rouges et jaunes, les jacinthes bleues, les jacinthes blanches, on a pas trouvé les jacinthes bleues et blanches mais on a cherché. On est allé ensuite à Keukenhof non pas pour y rentrer mais pour y acheter des bulbes à l'entrée. Et là au surprise, trop de monde, des champs de cars de touristes, une foule tellement dense qu'elle nous oblige à descendre de vélo. Et je vous le donne en mille, pourquoi tant de gens ce jour là. Tout est dans le titre, le corso fleuri passe juste à ce moment là. Nous on l'aperçoit de loin, mais vu la foule on ose pas trop s'approcher. C'est qu'il y en a du monde, que même ça marche sur les bosquets de fleurs qui longent les trottoirs. Perso j'aurais pas aimé être à la place de ces fleurs.

On arrive enfin à acheter quelques bulbes (2 fois 50) et on se décide à rentrer. Problème. Le corso fleuri emprunte justement la route qu'on devait prendre. On décide donc d'un contournement stratégique. Le postulat du contournement se basait sur le fait qu'on trouverait rapidement une route sur notre droite ce que la réalité nous a démenti mais à toute erreur il y a une bonne chose puisque en essayant de retourner sur nos pas on tombe sur un superbe champs qu'on ne manque pas de prendre en photo tant qu'à faire.


Couleurs de fin de journée

Logiquement on est à une quinzaine de kilomètre de Haarlem et après un détour raté (mais avec de jolies photos) on se retrouve au même point qu'au départ et il commence à se faire tard. Le corso fleuri n'est plus là, on essaye donc de prendre la route qu'on voulait prendre tout à l'heure. On voit alors sur la route des gens ayant sorti leur canapé et prenant l'apéro avec des ami(e)s sur le trottoir. On se dit que le corso fleuri à du passer par là mais on ne connait pas son chemin. On croise les doigts en se disant qu'il a du s'arrêter pas loin d'autant plus que les néerlandais sont pas spécialement champion des évènements qui se terminent tard. De ce côté là, il ressemble plutôt à des poules. Et pourtant à 9 km de l'arrivée, pif paf pouf, encore ce satané corso fleuri devant nous. Il est vers les 19h et on commence à avoir l'estomac dans les talons avec nos deux petits sandwichs de midi et notre glace pour deux. Il va falloir se résoudre à un nouveau plan contournement beaucoup plus ambitieux. On décide de traverser la rivière qui est à environ 2km à l'est, puis de filer sur Cruquius avant de rebiquer sur Haarlem. C'est un gros détour mais si comme on le pressent, le corso file sur Haarlem alors c'est le bon choix. On hésite un peu sur la route mais les indications néerlandaises pour ça sont très bien faites et on se retrouve au bord d'un canal sur une route très calme les cheveux dans le vent dans cette belle fin d'après-midi de printemps. On dit même bonjour aux petits bébés moutons qu'on rencontre sur la route.

Le chemin est long mais on arrive finalement à destination où nos prévisions sont confirmées, le corso fleuri empruntait bien la route qu'on voulait prendre pour retourner sur Haarlem et arrive un peu plus tard dans la soirée. On a donc fait le bon choix même s'il est 20h et qu'on est vraiment crevé. On se restaure tout en se disant qu'on a un peu chaud au visage (moi juste sur le front). Vouloir pédaler le long des plages entre midi et 2h n'est pas forcément une bonne idée même en Néerlandie, le coup de soleil n'a pas loupé et mon front a pelé toute la semaine. Qui aurait pensé qu'il fallait apporter sa crème solaire avec lui pour un voyage aux Pays-Bas, pas nous en tout cas, alors on vous prévient...

Pour terminer, petite dédicace à Valérie qui m'offre souvent des fleurs quand elle vient me voir ce que j'apprécie beaucoup sans pour autant avoir honte d'être un garçon...




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