vendredi 21 mars 2008

Soirée brésilienne

La semaine dernière, je me suis amusé à aller à une soirée brésilienne. Oui messieurs dames, une soirée brésilienne à Nimègue, plus précisément au Café Trianon. Je ne pouvais donc décemment pas louper une soirée brésilienne aux Pays-Bas dans un café français, eh non. Le programme annonçait du "Forró", une danse bien populaire au Brésil, du "Batuque", en gros des percussions brésiliennes, une démonstration de "Maculêlê", une danse folklorique et une démonstration de capoeira par l'école Ibeca. Programme que je trouvais assez alléchant pour enfourcher mon vélo et aller jusqu'au centre-ville ou se trouve le fameux café Trianon. Bien sur, avant j'avais essayé de convaincre Paco, sa copine brésilienne Carol et d'autres de venir avec moi, mais faut croire que le Brésil ça ne parle qu'à mon petit "coração" de canadien "wanabee". J'y allais donc en solitaire avec mon look d'aventurier (traduction : pas rasé depuis 5 jours). Je sus trouver le Trianon assez rapidement, j'étais assez fier de moi sur ce coup là, car je n'avais pas imprimé une quelconque carte pour m'aider et la nuit c'est pas facile de repérer les noms des rues sur son vélo gazelle. Je rentre dans l'établissement. Je comprends assez vite qu'il y a une salle derrière qui est la salle où auront lieu les festivités car pour l'instant je n'ai en face de moi qu'un simple bar avec des tables et des chaises de partout. Je vais donc derrière par la porte du fond, une caissière m'attend pour que je paye mon entrée et voilà j'y suis. La salle n'est pas encore pleine, c'est encore un peu tôt, mais il y a quelques brésiliens, surement en partie les organisateurs. Je goute leur accent avec plaisir et une bière à la main. Cinq minutes après mon entrée, un black vient vers moi et me demande d'un coup en portugais : "dis moi, tu serais pas portugais par hasard?". Moi, je suis sur le derrière, comment peut-il savoir que je suis portugais. En général en France, on me prend pour tout sauf pour un portugais. En fait, je devais apprendre plus tard que ce guinéen avait vécu au Portugal pas mal d'année, donc les têtes de portugais ça le connaissait. Après cette étrange rencontre, on a eu le droit aux démonstrations. Ce fut un moment sympa et surtout impressionnant. J'avais réussi à me placer au premier rang et voir les machettes faire des étincelles ou voir le pied du capoeiriste passé près de sa petite tête, ça impressionne. Malheureusement, le batuque a du être annulé après les premiers tam tam. Parait que ça faisait trop de bruit pour le voisinage (s'était seulement 21h30 à ce moment là, mais les néerlandais sont des couche-tôt). Ensuite, ce fut Forró. Les brésiliens étaient bien sûr sur la piste, mais par contre néerlandais et néerlandaises continuaient à siroter leur bière tranquillement. Je trouvais ça dommage, d'autant plus que les brésiliens dansaient avec tout le monde danseur avancé comme débutant... M'enfin, je me fais petit à petit à cet esprit, calme et apaisé pour qui les magasins doivent fermer à 18h pour pouvoir prendre rapidement son repas du soir. Je m'arrêterai là sur la soirée car après le Forró, ils ont passé de la musique de radio, je me suis donc éclipsé non sans rencontrer au passage une ancienne étudiante hong-kongaise que j'avais connu à Terre-Neuve. Était-ce un signe, comme le CD de la BO du film "Terre-Neuve" que j'ai acheté juste après mon audition sur Paris pour 3 francs six sous ?

Pour finir, comme je sais que vous n'êtes pas forcément familier avec toutes les danses qui existent au Brésil. Voici dans cette vidéo de quoi apprendre les quelques pas de bases du Forró. Ne dansez pas trop dans vos bureaux, ça risquerait de se voir...

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