dimanche 4 novembre 2007

Péripéties dans l'autre pays de la pluie (et des tulipes)

Information avant de lire le message ci-dessous : il n'a pas été écrit sous l'influence de l'alcool ou d'une quelconque substance disponible légalement dans ce pays. Il est l'œuvre d'une personne normal qui peut parfois avoir des sautes d'imaginations comme c'est le cas présentement :-) bonne lecture...

Il y a bien des choses qui se sont passées depuis mon départ. Déjà, le voyage fut ponctué par une perte de repère due à un changement de pays : le Luxembourg (l'autre pays des portugais, 1/3 de la population l'étant). En effet, une fois rentrée dans ce merveilleux pays au charme suranné, toutes les plaques indiquaient des villes ou villages de ce beau pays mais aucune n'indiquait une quelconque frontière ou ville de l'autre côté de la frontière. Pourtant, le pays est petit et la frontière pas loin. Mais définitivement non, ils ne veulent pas nous donner cette information. S'agit-il d'un stratagème astucieux pour retenir les touristes ou voyageurs (comme nous) de passage, peut-être. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes bel et bien égarés dans ce petit pays et nous avons ainsi pu découvrir par ses petites routes de village, qu'il était bien plus grand qu'on pouvait se l'imaginer (un peu comme le Portugal en fait mais en plus petit si vous me suivez ;-).
Puis vint les routes allemandes si souvent évoquées avec sa non limitation de vitesse (oui c'est vrai j'ai fait une petite pointe à 150 mais je faisais pas attention, avec toutes ces voitures qui vont vite, on se rend pas bien compte). Ce qu'on ne dit pas, c'est le manque criant de toilette sur les aires. J'en ai dénombré une entre le Luxembourg et la frontière néerlandaise, c'est peu, par contre côté commodité tout y était, à croire que seules les toilettes françaises ne proposent pas de papier, pourtant c'est important les toilettes non mais...

Arriver sur les lieux, nous nous installons dans le "bed and breakfast" que nous avions réservé Valérie et moi. "Bed and breakfast" particulier car nous habitions une petite maison en bois avec petit salon et chambre dans le jardin. Si on met de côté le petit aspect champêtre et coquet de la chose, il faut avouer que dans ce pays que je découvre très humide, il y a mieux comme isolation, mais bon. Nos hôtes néerlandais était cependant très sympathique et parlait français, anglais et allemand ce qui ne gâche rien.

le lendemain ce fut mission, chambres à louer pour deux mois, le temps qu'il faut pour que je récupère un appartement de l'université. Nous partons alors pour l'université avec nos sac à dos prêt à défier les agences et les sites internet de notre humilité. Paradoxalement, c'est très facile de trouver une chambre au Pays-Bas mais pas pour deux mois seulement. Finalement, après maints combats valeureux, je soutirais de la main de mon adversaire agent immobilier une adresse à aller visiter. Je fais alors mon Pilgrim's progress à moi, baigné de l'aura faiblissante de ma bonne étoile et je part dans les "straat" en espérant arriver non pas à Sion mais au moins à une chambre décente ce qui place la barre moins haut quand même ;-)

Finalement, après bien des heures d'errances et de découragement (bon j'exagère un peu mais faut bien vous tenir en haleine), je trouve enfin la perle (là aussi j'exagère mais cette fois c'est beaucoup), la seule personne qui daigne m'accepter pour seulement deux mois. Bon, c'est pas une néerlandaise classique, OK elle chante des mantras tout les matins, c'est sûr, c'est pas super propre et on peut pas vraiment se faire à manger vu qu'il y a pas les équipements pour, MAIS elle a un super beau chat (un persan gris qui a du mal à respirer et qui ronfle fort) et ça, ça remplace pas mal de chose.

Patatrac, voilà que tout s'écroule, je reçois un courriel samedi comme quoi l'université me propose de prendre l'appart dès octobre, et dire que j'ai déjà tout signé, c'est la poisse. Mais rien n'effraie les faibles d'esprits enfin je veux dire les courageux petits voyageurs, et je ne sais pas encore par quelle prouesse magique je vais sortir de ce mauvais pas, mais je vais y travailler.

Pour l'instant j'attends avec une impatience toute portugaise mon rendez-vous avec Paula à 14 heures ce jour. Ne sentez vous pas perlez sur ce front blafard (mais un peu bronzé quand même) des gouttes de franco-portugais exhalant l'odeur si singulière de la tétanisation qui se met en marche. Ce grand dragon fou qui ose prendre possession de mes moyens dans les moments les plus inopportuns. Heureusement que j'ai une arme secrète ah ah ah.
Depuis mon arrivée, un couple de bienheureux aide les petites gens perdus comme moi, et d'ailleurs je les en remercie, grâce à leurs précieux conseils et leur réconfort mon voyage dans l'autre pays de la pluie et de la tulipe se déroule bien mieux que prévu. Ainsi, venez vilains, venez à moi dragons et autres problèmes administratifs, car je n'ai plus peur de vous...

Sinon tout va très bien, la pluie succède au beau temps qui succède à la pluie et ceci toutes les demi heures, ça a son charme. Les gens parlent tous anglais. Par contre plein de choses sont écrites en néerlandais uniquement, j'aurais pu dire "hé les boules", c'est comme ça que les néerlandais disent "plein de" , enfin je crois (heleboel, je suis pas sûr de l'orthographe).

à suivre...

Aucun commentaire: